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  • Accusé, levez-vous !

     

     

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    L'entretien commence. Je suis "presque" émue aux larmes par ce pauvre patron victime de sa générosité envers ses salariés.

    Il me débite d'une traite son laïus. Les gens ne veulent plus faire d'effort. Ils veulent tout. Il a beaucoup aidé en offrant des emplois.  Ici, les 35 heures sont inscrites sur le contrat mais l'activité ne peut permettre de respecter un tel rythme.  "Vous devrez gérer ceci, cela, ceci, cela et aussi ceci et cela et plus tard ceci et cela. J'engage une toute nouvelle équipe" bla bla ...

    Je visite les locaux et découvre des mines renfrognées et un bordel incommensurable dans le bureau intitulé DRH et secrétariat général.

    Cerise sur le gâteau, je croise la femme du Boss dont le regard me balaye des pieds à la tête avec l'amabilité d'un Rottweiler prêt à l'attaque. Je discute avec la DRH, débordée, elle m'explique la paperasserie à remplir en se coupant, d'un "où en étais-je ? " tous les trois mots. Elle s'interrompt régulièrement après avoir sursauté en lisant le numéro de poste du Boss sur l'écran du téléphone "Excusez moi, c'est le patron", d'un air terrorisé.

    >Je sors de son bureau pour la laisser répondre. Je me dirige vers l'administration où les personnes sont totalement absorbées devant leurs PC, je dis bonjour mais je n'entends rien en retour. Derrière moi, la voix nasillarde de l'épouse m'apostrophe " Restez à la DRH". Puis, passant la tête dans le bureau des Administratifs alors qu'un portable sonnait : "Vous sortez pour prendre votre appel, je ne veux pas d'appels personnels dans les locaux".

    Je vois au travers de la porte vitrée, la DRH chercher frénétiquement dans ses papiers et la rougeur l'envahir alors qu'elle transmet les données à son interlocuteur téléphonique.

    J'attends avec politesse pour décliner cette offre alléchante dans cette ambiance délirante.

    L'écarlate me fait signe d'entrer dans son bureau. Je lui parle franchement de l'ambiance pas folichonne. Avec ce débit mi-stressé, mi apeuré, elle me gratifie d'un sourire "C'est comme partout, ici parfois c'est tendu".

    Je qualifie plutôt d'hypertendu le climat, je lui fais part de mon désir de ne pas donner suite à ma candidature. J'en ai assez vu. Je lui dis que le travail est une contrepartie au salaire, que j'ai peu goûté au cours de l'entretien l'état d'esprit du merveilleux patron bafoué par des ingrats.

    Elle baisse la voix et m'apprend qu'elle quitte cette société où malgré les heures non comptées, le travail harassant, elle n'a jamais eu d'augmentation et pire les signes d'une insatisfaction chronique allant des réflexions désagréables aux engueulades. D'ailleurs, le personnel change tout le temps, le plus ancien des employés travaille ici depuis six mois.

     

    Les discours gouvernementaux stigmatisent gravement le rapport au travail. Les arrêts de maladie, les grossesses mettent dans les cases fainéants ou tire au flanc. Nos femmes Ministres prouvent à la France entière combien il est simple de renoncer à son congé maternité, quand aux malades, c'est forcément du chiqué.

     

    L'Etat en a assez de ces bandes de profiteurs, les patrons aussi ...

     

    Le salarié lambda n'a aucune moralité.

     

    Pauvre France.

     

     

  • Madagascar

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    Madagascar se soulève encore ...

    Madagascar pleure ses morts.

     

     

    Un article de Ndimby.A donne un éclairage sur la situation :

     

    "Faut-il que nous devions continuer à nous poser les mêmes questions 18 ans après ? De la marche vers le Palais d’Iavoloha le 10 août 1991 à la marche vers le Palais d’Ambohitsitsirohitra le 7 février 2009, les mêmes causes produisent immanquablement les mêmes effets.

    Pour provoquer la sortie de l’impasse créée par une auto-proclamation, les tenants de la prise de pouvoir insurrectionnelle emmènent la foule marcher sur un Palais présidentiel. Classés zones rouges, ces bâtiments sont protégés par un régime de protection spéciale qui expose les contrevenants au pire.

    Quel que soit le Président en fonction, quel que soit le Palais concerné, quel que soit l’opposant qui mène la foule, quelle que soit la cause à défendre, quels que soient les militaires, les règles sont immuables : on ne peut impunément pénétrer dans un Palais d’Etat.

    C’est triste de le dire eu égard au morts lors des deux événements, mais dura lex, sed lex. Contrairement à ce que tente de faire croire le Maire Andry Rajoelina, même vide, un Palais n’est pas qu’un ensemble de bureaux. C’est un symbole de la République.

    Dans la situation de crise politique où l’autorité de l’Etat est bafouée de plus en plus chaque jour, l’autorité publique s’effrite. Il n’est donc pas étonnant que certains malintentionnés en profitent, et se mettent à organiser des casses.

    Même dans une situation stable, l’Etat malgache n’arrivait pas à assurer correctement la sécurité des biens et des personnes. Comment espérer qu’il le fasse dans une telle situation de déliquescence où tout a été fait pour saper son autorité et son pouvoir ?

    Après avoir laissé faire, depuis la Place de la Démocratie à la Place du 13 Mai, il est évident que l’Etat devait à un certain moment mettre le holà. Ce fut par la voix des armes. C’est malheureux, mais c’était à prévoir.

    Du 10 août 1991 au 7 février 2009, les mêmes questions des responsabilités se posent. Qui a donné l’ordre de tirer ; et qui a amené la foule sur une zone rouge, en pleine connaissance de cause ? La défense de la légalité autorise-t-elle les tirs à balles réelles sur une foule sans défense ; mais la noblesse ou la légitimité de la lutte pour la démocratie autorise-t-elle à ne plus s’embarrasser de scrupules et de limites ? La garde présidentielle a tiré sur la foule. Mais la foule n’aurait pas été là si on ne l’avait conditionnée et dirigée pour y être. Dont acte.

    Il est cependant bien connu qu’une cause a besoin de martyrs. Combien en faudra-t-il, après 49 ans d’Indépendance, pour qu’on redonne enfin une valeur sacrée à des mots simples : liberté, démocratie, Constitution, Etat. Mais pour que l’Etat soit respecté, encore faut-il qu’il se comporte de manière respectable. Comme dirait l’autre, that is the question. "

    Ndimby A.

     

    Pour répondre à cet article, la foule ne pouvait sans doute pas imaginer une telle réaction des forces de l'ordre, dirigée ou pas, la réponse par l'assassinat est inacceptable. Le pouvoir est censé maitriser sa police et aurait sans doute réagi de la même façon à une émeute spontanée de sa population.

    Marc Ravalomanana réfute sa responsabilité et accuse l'opposition d'avoir provoqué ce drame.


    Pourquoi une telle opposition et de telles manifestations ?

    Madagascar a faim, le Président ne le sait pas.

     

     

    Madagascar en images bouleversantes chez Zgur

     

     

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  • Politic connection

    Les politiques ne veulent pas de changements.

    Nous avons beau nous répandre en analyses de toutes sortes.

    Différents systèmes ont été essayés pour nous faire "croire".  Ils se gardent le pouvoir.

    Nous sommes tous conscients d'être les otages d'une poignée de puissants.

    Au fond de nous, impossible d'ignorer nos illusions.

    Trop difficile de se l'avouer.

    Un homme, parfois, sort de l'ombre. Un seul suffit. Animé par son humanité, il tente vainement de dire, de parler plus fort. Sa fin glorieuse marque nos esprits et le consacre en illustre icône. Sa mort encensera son vivant.

    Sa route sera empruntée par d'autres.

    Et nous revoici parti à rêver...

    Au prochain sauveur.

    Un homme dira tout haut ...

     

    La politique sert l'intérêt de quelques hommes au détriment de milliards d'âmes.

     

    Heureusement, il y a l'espoir.

     

    Espoir ...

     

    Les politiques aiment l'espoir, une arme de destruction massive.

    Le temps infini dont ils disposent pour en créer de nouveaux...

     

    Espoirs.

     

     Vital pour eux.

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