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Kestadit?

  • PUTAIN DE TA RACE !

    « C’est lui le raciste !... De nous deux, c’est lui qui peut être raciste, car il a, lui, une race ».

    Pierre POUJADE (à propos de Pierre. Mendès-France)

     

    Le néo-racialisme blanc contemporain est porté en France par un grand pitre illuminé et un ramassis de petits nazillons teigneux. Qui ne s’est pas esclaffé en tombant un jour sur l’une des innombrables vidéos de Henry de Lesquen, durant lesquelles il décline d’un ton péremptoire sa classification des races humaines ? Le vicomte versaillais, si caricatural, tant par sa dégaine que par ses goualantes, n’a toutefois jamais été pris vraiment au sérieux au sein des cercles identitaires, en dépit de ses tribulations judiciaires. Sans doute perçoit-on d’abord dans cette monomanie taxinomique l’extrapolation délirante de vieux présupposés de caste. Et quelques farceurs congoïdes, pour reprendre sa terminologie, ne se sont pas privés de le piéger à l’occasion de savoureuses interviews.

    Mais en descendant du château aux quartiers plébéiens de la France dite périphérique, le discours se muscle et se radicalise. On passe du frivole muséographique au sérieux d’une recension quantifiée des inégalités. Ils sont légion, ces youtubeurs précaires (RSA + appel aux don), ces agités du vocal, qui saturent la blogosphère de leur suprémacisme impur et dur et thésaurisent jalousement leurs scores respectifs en nombre de vues. S’appuyant avec un fringant culot sur les avancées récentes réalisées dans l’analyse du vivant – paléontologie, séquençage du génome, etc. - ils valident et diffusent une conception hiérarchisée et « savante » de l’espèce humaine.

    Rien de bien nouveau sous le soleil. En queue de peloton, distancés par les mal blanchis de toutes espèces, on retrouve sans surprise le Noir générique. Son infériorité confirmée conduit à des conséquences désastreuses pour notre beau pays, en ces temps de subversion migratoire organisée. Mille exemples quotidiens d’ensauvagement en attestent, dans la plupart des domaines du vivre-ensemble. Et parmi eux, le plus occulté et le plus préjudiciable. Si le niveau scolaire général s’effondre parmi les nouvelles générations, ce n’est pas, comme on le prétend, un problème de perte d’autorité des adultes, de médiocrisation délibérée des esprits ou de pédagogisme abscons.

    Mais très clairement parce que les professeurs se trouvent contraints d’adapter leur enseignement au quotient intellectuel naturellement défaillant (70 en moyenne) des élèves d’origine subsaharienne, qui tirent donc l’ensemble de la classe vers le bas, leurs innocents condisciples caucasiens au premier chef. CQFD. Les ratiocinations du minuscule Éric Zemmour ne constituent qu’une expression châtiée et light de cette « libération de la parole raciste ».

    Le problème semblait réglé depuis l’après-guerre. L’irréversibilité mémorielle des camps de la mort, la conférence de Bandung, les processus de décolonisation, contraignent alors les puissances dominantes, désormais hantées par la culpabilité historique, à en rabattre.

    Dans le sillage du livre de Claude Lévi-Strauss, Race et Histoire, et des travaux de l’anthropologie culturelle, ou à travers la mise au rancart des vieilles analyses biométriques du XIX° siècle, une forme de consensus s’impose pour ôter toute pertinence scientifique aux concepts de race et de déterminisme physiologique. Bien entendu, préjugés, stéréotypes et violences ordinaires perdurent. Mais au même titre que l’homophobie, le sort des bébés phoques ou le harcèlement sexuel de rue, ils s’inscrivent dans les thématiques et les combats d’une gauche sociétale hégémonique, protectrice des minorités et des diversités – combats par ailleurs destinés à détourner la véritable agressivité sociale, celle générée par les dégâts de la pratique néo-libérale.

    En ce début de troisième millénaire, le biologisme – maintes fois épinglé pour ses relations suspectes d’engendrement réciproque avec les doctrines ségrégationnistes – a donc repris du poil de la bête et l’antiracisme institutionnel s’en trouve décontenancé. Le doux, le vegan, le pote, le fils de, Aurélien Enthoven, alias Giganto sur les réseaux sociaux, symbolise à merveille cette défaite de la légitimité morale lorsqu’il se retrouve confronté, par vidéos interposées, à l’argumentaire positiviste spécieux de Hassen Occident, l’un de ces youtubeurs en pointe de la contre-offensive blanche. Laquelle recycle, de façon étayée, documentée et décomplexée, les classiques catégorisations impérialistes, de l’islamo-bougnoule fourbe et inassimilable au bamboula phéromoné et nonchalant, à peine qualifié pour faire la plonge et avant-garde du grand remplacement en équipe de France de football.

    La situation s’est inversée. À rebours d’un Pierre Poujade, qui ne se sentait pas collectivement discriminé dans sa francité par le métèque Mendès-France, et pouvait lui envoyer rigolard: « C’est toi le raciste », nos irréductibles blancos modernes, tout à leur fantasmatique obsessionnelle, proclament : « Ce sont nous les racistes ! Dans le contexte actuel, nous pouvons à bon droit l’être, nous en avons même le devoir, car nous avons, nous, une race à défendre ». Une race supérieure en voie de décadence, menacée par le déclin démographique, la colonisation des barbares, le métissage généralisé. Et dont les derniers représentants, s’ils ont la chance de ne pas être torturés, puis pendus par le rappeur Nick Conrad et ses cruels followers, paraderont demain dans des zoos humains de visages pâles.

    Les foutaises ethno-différentialistes, l’escroquerie des tests d’intelligence, sont des constructions idéologiques frauduleuses, identifiables et réfutables, soit. Mais il ne suffit pas de les dénoncer ni de lancer à la cantonade des appels énamourés à « faire peuple ». Pour espérer éradiquer l’influence haineuse de la racaille occidentaliste, il est urgent d’en finir aussi bien avec l’humanisme bobo-fémino-écologisant et les propagandistes d’une open society, qu’avec le dogmatisme obtus des antifas ou le replis sectaire et ombrageux de ceux que la vulgate indigéniste désigne comme racisés par la République.

    Autant de diversions secondaires, de faux débats, sponsorisés par l’oligarchie et ses dociles relais médiatiques, afin d’attiser cette « guerre civile chez les pauvres » qu’annonçait déjà Michel Clouscard. Il faut traverser apparences et rideaux de fumée et, par-delà les leurres entretenus d’une approche sociétale tout-terrain et bien-pensante, réintroduire de la raison et de la complexité dans l’Histoire, c’est à dire repolitiser les rapports sociaux, réapprendre à les penser sous l’angle de l’opposition capital/travail et de la véritable lutte : celle des classes. Une lutte qui snobe effrontément ADN, groupes sanguins et autres communautarismes. Et qui assignerait ainsi tous les pitoyables surgeons des racines celto-helleno-latino-chrétiennes (ou païennes) de la civilisation européenne, déjà minés par des fatwas intestines, à se mesurer aux réalités socio-analytiques objectives de leur condition.

     

    François de Negroni

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • QUEFFÉLÈCHE

    « Ne dirait-on pas, quand on regarde cette Île sur la carte, une tortue gigantesque et impuissante, noyée dans l’immense nappe céruléenne, tendant tout son être et allongeant désespérément son cou vers la France ? La toucher ! La saisir ! ».

    Dom Jean-Baptiste GAÏ

     

    Le « racisme pro-corse »¹ , cette rengaine supposée suave aux lecteurs autochtones du quotidien Corse-Matin, continue de fleurir les interviews des peoples et autres vedettes de passage sur l’île. Comme une figure imposée, certes. Mais presque devenue superfétatoire. Voire inutile. Les Français n’ont-ils pas gagné la guerre ? Suivant le principe de l’indirect rule britannique, et à la faveur d’élections remportées par le mouvement nationaliste, ils se sont défaussés sur un chef indigène d’honorable famille. Un homme charismatique. Un juste. Adoré des métropolitains et de leurs organes de presse. Et a fortiori des colons installés à demeure comme des coloniaux de vacances.

    Remisées les kalachs et les cagoules ; oubliés les rackets, les plasticages et les nuits bleues. Le chef s’est donné pour devoir d’endiguer les dérives xénophobes ou fascisantes de ses troupes et de la jeunesse en général, au nom, d’abord, d’une « tradition historique d’ouverture à l’Autre » (sic), mais essentiellement à coups de distribution de hochets identitaires ou de gratifications culturelles formelles ; tout en misant, aussi, sur la pénétration idéologique des valeurs humanistes, antiracistes et libertaires de la gauche sociétale. Et il possède désormais la capacité institutionnelle de moderniser l’île, c’est à dire d’y répandre l’esprit de la contre-révolution capitaliste (l’épanouissement néo-libéral, pour les oreilles chastes). Développement durable, écolo-business, protection et mise en valeur de l’environnement, circuits courts, agriculture biologique, ubérisation, startupisation, chacun, Corse ou métèque , sur cette terre pacifiée et conçue comme un laboratoire du bien commun, ne demande qu’à s’inscrire dans une démarche collective qui, en outre, contribue à conférer de la plus-value à ses biens privés.

    Tout baigne, donc, en apparence, sous les doux auspices du vivre-ensemble et de la démocratie participative. Près d’un demi-siècle de violence endémique, d’impasses et de compromis mort-nés, stoppés net par le pacte gagnant-gagnant passé entre l’État et des nationalistes enfin parvenus aux affaires. Plus besoin, dès lors, de s’acquitter d’une taxe orale de séjour, dégoulinante de sirop d’orgeat, en forme d’hommage au vaillant peuple corse, tellement accueillant, si fier. Et pourtant, voici le buriné Yann Queffélec qui, en ce 4 juillet 2018, renoue avec des sommets de flagornerie et de niaiserie qu’on n’avait plus atteint depuis les grandioses déclamations enflammées, sinon pathétiques, des Fugain, Bedos, Sardou et consorts, lors des années de plomb, sur fond de lutte armée et d’impôt révolutionnaire. Point de facilité, néanmoins, chez l’écrivain. Il tient à se démarquer et balaie d’un revers de main les compliments d’usage, comme les métaphores paradisiaques, du tout-venant. « Ce que les Corses ont ras le bol d’entendre à longueur de journée, c’est que c’est incroyablement beau ». Lui tape directement dans le dur. La psyché. « J’ai séjourné en famille avec mes enfants du côté de l’Argentella et c’était, en effet, une des périodes de pure perfection de ma vie. Je me sentais adopté par les Corses et par l’atmosphère. Je fuis le tourisme, je fuis mes semblables continentaux, et c’est finalement très simple d’être en amitié avec les insulaires, quand on est soi-même naturel, spontané,vrai ». Ecce homo. Le people, en son incarnation archétypale. Qui proclame simultanément sa détestation élitiste envers le tourisme populaire de masse et sa dilection élitaire pour le petit peuple élu, affable à sa démagogie. « Ils sont fiables, la parole d’un Corse, c’est du solide », « Mélancoliques aussi, ils sont toujours un peu ailleurs les Corses, j’aime bien ça », « J’ai l’impression qu’ils sont dans une espèce de rêverie permanente, de contemplation intérieure … Il s’en dégage un mélange d’authenticité et de poésie », « Le Corse est un rieur comme j’en ai rarement rencontré, il taquine gentiment et se moque aussi volontiers de lui-même », etc. Une corsolâtrie pâteuse, simpliste, éculée, psychologisante, nourrie de lieux communs ou des habituelles projections binaires sur les univers archaïques menacés d’acculturation, et qui renvoie en miroir à la propre communauté ethnique du romancier. « Corses et Bretons sont victimes de clichés, mais on s’en fiche », conclut-il, affable à sa démagogie doucereuse. Sans doute faut-il voir dans cette interview un brillant exercice de lucidité et de démystification.

    Il y a une trentaine d’années, Yann Queffélec accostait au port de plaisance de Calvi, sur son voilier. Avec ses équipiers de luxe - Noëlle Châtelet et Bertrand Poirot-Delpech - il vinrent déjeuner dans le restaurant de mon ami René Caumer. Un festin pour gens de mer affamés et fins de la gueule, quoique tous dissemblables sur le plan des pathologies alimentaires. Au moment de l’addition, se déroulèrent d’âpres calculs. Chacun voulait régler sa juste part, et pas davantage. Ils décidèrent, pour finir, de partager les frais au prorata de leurs droits d’auteur respectifs. Queffélèche, encore dans les retombées bénéficiaires de son Prix Goncourt, y fut largement de sa poche. Son sourire était jaune, sur la terrasse ombragée du Chalut. Le jeune Balanin qui les servait se souvient encore de leurs tractations sordides et mesquines de pinzuti : lui-même n’eut droit à aucune considération d’ordre symbolique ou monétaire, en dépit de son statut basique et attachant de native. Ils l’avaient vraisemblablement pris pour un Arabe.

    Aussi amoureux et solidaire qu’il soit de l’île de beauté, notre gougnafier n’entend pas se consacrer à la rédaction d’un dictionnaire, dans la collection dédiée. Priorité aux plumitifs locaux. Or, nous révèle-t-il - un scoop étourdissant - il a convaincu son grand copain Patrice Franceschi, « un vrai et courageux aventurier », de s’y coller. « Il savait qu’il avait un rendez-vous avec la Corse dans son écriture ». Trop fort ! À la bonne heure. On s’en régale à l’avance. Ce bourlingueur atlantico-sioniste affirmait il y a peu à la télévision, entre deux escapades chez ses protégés Kurdes, se sentir à la fois cent pour cent Corse et cent pour cent Français. Une performance anthropologique. Un miracle. L’osmose parfaite entre le le colonisé et le colonisateur, qui entérine la capitulation politique du premier, et la compense chichement par la perpétuation d’un particularisme résiduel, fantasmé, ou carrément (re)construit par le mandarinat bouffi de suffisance du nouvel exécutif territorial. Jules Ferry, lui-même, n’aurait jamais osé caresser pareilles ambitions impériales. Oui, les Français ont gagné la guerre.

     

    ¹ Voir Petite anthologie du racisme pro-corse, DCL, 2004.

     

     

    François de Negroni

     

  • BICHON Ier ET LE SAUVAGE

    « Les exploits de Bichon sont de même sorte que les ascensions spectaculaires : des démonstrations d’ordre éthique, qui ne reçoivent leur valeur finale que de la publicité qu’on leur donne (…) Bichon est un bon petit Français, il adoucit et soumet sans coup férir les sauvages ».

    Roland BARTHES

     

     

    Ainsi le mâle blanc Macron a-t-il reçu en son palais l’héroïque homme-singe Gamassa. Sous les caméras, devant le pays chaviré, ils ont échangé, tout sourire, l’un en bon français afro-paternaliste, l’autre en petit nègre. Rien à redire. On est dans la tendre, la nostalgique imagerie. La gloire de l’Empire. Cent vingt de quotient intellectuel chez l’hôte élyséen contre soixante chez le visiteur montreuillois (chiffres moyens fournis par la fachosphère, mais nul doute que l’écart était encore plus criant dans cette confrontation sociale des extrêmes). Un gouffre. Et un devoir de civilisation en retour. Le fardeau de l’homme blanc toujours remis à l’ouvrage. La République tenue de se montrer magnanime. Tu seras Gaulois et pompier, mon fils, pour le plus grand profit de ton évolution individuelle et raciale. Epanouis-toi, garde ta fraîcheur, et sois à jamais reconnaissant envers tes maîtres. Bichon Ier n’a pas naturalisé Mamoudou Gamassa : il l’a recolonisé.

    A chacun sa vérité et sa récompense. Des régimes de bananes pour Taubira, la femelle congoïde acculturée et sournoise, celle qui citait René Char et corrompait les mœurs millénaires des souchiens. Une poignée de cacahuètes pour Mamoudou, le roi virevoltant de la jungle urbaine, le bon nègre innocent d’une Afrique fantasmée, non perverti dans ses instincts, modeste, respectueux. D’un châtelain l’autre, par-delà l’hétérogénéité des profils, clivants ou consensuels, les marqueurs symboliques ne varient pas. Point de morte-saison au zoo humain.

    Cette histoire édifiante ne saurait être envisagée que sous l’angle des questions migratoires et de la mise en scène hyperbolique de la rédemption d’un clandestin – ceci sur fond bien réel de xénophobie et de comportements publics iniques à l’égard de l’écrasante majorité des réfugiés et autres sans-papiers. Plus profondément, elle devrait interroger ceux qui se proclament « racisés » par l’État, Indigènes de la République, Indivisibles, quant aux vieilles représentations encore à l’œuvre dans le système de domination.

    Il existe une perception binaire de la discrimination, selon qu’elle fustige la racaille ou feigne d’encourager l’immigré assimilé et méritant. C’est là qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi principal. Entre le discours suprémaciste épurateur d’une meute de youtubeurs caucasiens allumés et débiles, les obsédés de la submersion ethnique, les théoriciens claquemurés du grand remplacement, autant de guerriers de papier, et la fausse bienveillance de nos chères belles âmes qui pratiquent l’intégration au rabais, le choix est vite opéré. Les seconds sont, de loin, les plus redoutablement nocifs. Ils ne produisent pas leur tests ADN, ne gonflent pas leurs biceps, ne dégueulent pas leur haine. Au contraire. Ils se démarquent avec mépris et indignation des ségrégationnistes de tout poil. Ils sont ouverts au vaste monde. Magnifique. Mais ils savent assujettir en douceur leurs amis de l’immigration afro-maghrébine, en les assignant à rejouer sans cesse la comédie d’une altérité positive, stéréotypée, qui finit par ressembler à un délit de faciès à l’envers.

    Sous ce rapport, le monte-en-l’air néo-Français Mamoudou Gassama, à travers les centaines de milliers de commentaires qui ont salué sa geste, est en réalité la victime du niveau le plus frustre de la racialisation structurelle comme du stade le plus élaboré de la récupération.

    Revenons à Barthes pour conclure : « L’astuce profonde de l’opération Bichon, c’est de donner à voir le monde nègre par les yeux de l’enfant blanc ». L’enfant blanc, en l’occurrence, n’étant pas le petit rescapé cascadeur du quatrième étage, mais l’habile, le fourbe freluquet Emmanuel Macron. Bichon Ier, l’amadoueur de sauvages.

     

    François de Negroni.

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